Phoque you ?! La complainte du phoque robot en maison de retraite…

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Par bonheur, j’ai connu mes arrière grand-parents maternels jusqu’à leur décès, survenu à plus de 90 ans : chaque jour, mon arrière grand père donnait rendez-vous à ses copains pour jouer aux cartes, filait pêcher à la ligne, cultivait son potager… De condition rurale modeste, ces derniers vécurent très entourés et j’ai le sentiment que leur vieillesse fut vraiment heureuse…

Dans la collection « Pratiques du champ social », un ouvrage a été consacré en 2007 à la question de l’isolement croissant des personnes âgées en France, tendance qui ne s’est pas inversée depuis. Les auteurs s’interrogeaient sur les causes et conséquences de ce phénomène : ils soulignaient  les enjeux de ce phénomène en terme de santé publique, tout en s’interrogeant sur la place que les sociétés libérales ET vieillissantes accordent aux générations les plus âgées, sur la conception contemporaine de la famille et des solidarités infra-générationnelles, guettées par une forme d’anomie, et sur la contribution ou le désengagement de l’Etat à ce qui relève d’un enjeu de service public… Sur fond de réduction des déficits publics – 3 milliards d’économie programmés pour l’année 2016 dans le secteur hospitalier français (http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/02/28/comment-les-hopitaux-vont-devoir-economiser-3-milliards_4585324_1651302.html) -, les robots peuvent apparaître comme une solution efficace face à ce qui est présenté comme une nécessaire réduction de la masse salariale et par conséquent des emplois. L’exemple qui suit – un phoque en peluche bardé d’électronique supposé tenir compagnie aux personnes déficientes – laisse pourtant songeur : présenté comme une forme de progrès, il interroge – malgré son air de sympathique doudou en fourrure synthétique – sur la destruction du lien social, sur la structure de l’habitat urbain, sur l’éclatement des familles, sur la disparition progressive des services de proximité, remplacés par des services en ligne dont il n’est pas sûr qu’ils répondent à la demande « en humanité » des personnes concernées. On me rétorquera qu’un phoque, c’est bien mieux que rien… C’est bien là où se situe le problème…

Qui est PARO?

PARO est un robot socio-pédagogique utilisé en atelier d’animation et en thérapie relationnelle individuelle pour les malades atteints de troubles du comportement et de la communication. Développé dès 1993 pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés, le phoque PARO a été tout d’abord commercialisé au Japon en 2005, puis aux Etats-Unis en 2009 (Certification FDA en tant que robot thérapeutique). A ce jour, 3000 PARO aident des résidents et patients dans des établissements de soins de 30 pays. En Europe, PARO est fortement présent dans les pays Scandinaves (plus de 300) et en Allemagne (plus de 100), ainsi qu’en Italie et en Suisse. A travers la nouvelle distribution en France par Inno3Med, la France rejoint enfin la communauté internationale de PARO et complète ses options de thérapie non-médicamenteuse.

Téléchargez la brochure du PARO

Vous souhaitez rejoindre la communauté PARO ? Contactez nous : contact@inno3med.fr ou bien appelez le 09 53 50 59 78

Pourquoi un phoque ?

Avoir choisi un phoque n’est pas anodin. Tout d’abord, les traits de cet animal (forme, fourrure, sons émis) inspirent confiance à travers une certaine innocence, alors que des animaux domestiques (type chien ou chat) peuvent pour certain être rattachés à des risques de griffure ou de morsure. Ensuite, peu de personnes sont familières avec la démarche des phoques et leurs caractéristiques physiques, ce qui a permis d’adapter PARO en accentuant certains traits qui joueront un rôle prépondérant dans la communication non-verbale avec les malades : les yeux ont été agrandis (élément central de communication), la bouche a été affinée pour être moins agressive, la tête a été arrondie et les mouvements étudiés pour être de faible amplitude et non agressifs, le tout afin de maximiser le capital confiance et le potentiel vecteur communication de PARO. Enfin, adapter sous forme robotique la démarche d’un animal familier, donc reconnue de tous, pourrait mener à des comparaisons anxiogènes entre le réel et l’automate. Un phoque comme PARO amène au contraire la curiosité et stimule l’éveil des malades, et sa forme réconfortante permet notamment aux malades de le serrer dans leurs bras sans appréhension

Nous remercions le Pr Patrizia Marti, Université de Sienne – Italie – qui nous accorde la diffusion de cette vidéo, prise lors de son étude sur le robot PARO

 PARO : un concentré de technologie

Recouvert d’une fourrure bactéricide, PARO est équipé de 7 moteurs, qui lui permettent de bouger la tête (haut, bas, droite, gauche), cligner des yeux, remuer la queue et actionner ses deux nageoires latérales. Le son de sa voix provient d’un réel enregistrement de bébé phoque et la tête de PARO est renforcée en polycarbonate (utilisé pour les vitres pare-balles) afin d’assurer un niveau de robustesse en adéquation avec l’environnement d’utilisation de PARO.

Une douzaine de capteurs (toucher, positionnement, lumière) et 3 microphones (détection de la provenance du son par triangulation) renvoient des informations sur l’interaction avec le malade à un logiciel d’intelligence artificielle, qui adapte en conséquence les mouvements et l’intonation du PARO afin de fournir à chaque malade la meilleure stimulation cognitive possible. PARO peut donc communiquer au patient des émotions telle que la joie, la surprise ou le mécontentement.

PARO pèse 2,5kg, mesure 57 cm et est disponible en deux couleurs : blanc et jaune doré

Les autres avantages de PARO

PARO présente les avantages reconnus de la zoothérapie (baisse de la pression sanguine, du rythme cardiaque, de la tension musculaire, réduction du stress et de l’anxiété, prévention de dépression, augmentation de la confiance et des intéractions sociales, amélioration de la qualité de vie…) sans en apporter les inconvénients (anxiété due au risque de griffure ou morsure, allergies, hygiène, maltraitance éventuelle des animaux,…)

PARO, Le nouveau compagnon dans le parcours de soins de vos patients et résidents.

PS : Il semble tout de même que le cas Paro suscite quelques débats, notamment sur le lien entre usages de la robotique et politique néo-libérale, comme en témoigne le billet qui suit : http://conferencedestables.webnode.fr/news/des-phoques-en-peluche-pour-les-a%C3%AEnes-dans-les-chsld/

08/04/2012 23:10

La complainte du phoque en CHSLD
L’«humanisation» des soins passe par un robot, plaide le ministre Bolduc

La députée Carole Poirier se moquait ce matin en chambre de la gestion libérale des soins pour les aînés : «Depuis qu’ils sont là, ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils ont [embauché] des clowns pour aider nos aînés!»

Le ministre de la Santé Yves Bolduc s’est indigné de cette critique et a répliqué par une anecdote : «Je voudrais dénoncer la situation. Elle a ri des activités qui se passent dans nos CHSLD. […] Si elle se donnait la peine d’aller visiter des CHSLD, on verrait qu’on a des activités […] je vais vous donner un exemple. Cette semaine, je suis allé dans un CHSLD, je suis allé à celui de Saint-Léonard-Saint-Michel, et on a vu des gens qui s’occupaient des personnes âgées. Entre autres, ils flattaient un phoque, qui est un phoque mécanique, et les gens appréciaient

Évidemment, le Salon bleu est resté interloqué, même les banquettes libérales. Dans le couloir par la suite, le ministre a expliqué que le phoque thérapeutique en question était une manière «d’humaniser les soins»! Un robot pour humaniser? On niera après ça qu’on entre en posthumanité...
Antoine Robitaille    4 avril 2012 16h01  Mots et maux de la politique

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Robots anti-catastrophes

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Designing robots to help in a disaster

DARPA’s Robotics Challenge inspires new catastrophe-relief technology

By
 December 3, 2014
rescue robot

ROBOTS TO THE RESCUE  Robots would be the ideal alternative to sending human crews into disaster zones. But Atlas (shown) and others still have trouble with simple tasks, such as walking, communicating and staying powered up.

Dennis Hong first spied Japan’s ruined nuclear power plant from a bus wrapped in plastic.

A hefty layer of protection guarded the seats, floors and handles from radioactive dust. Hong wore a face mask and gloves to limit his own exposure. Like the other passengers, he had dressed in old clothes that he was willing to toss after the trip.

More than three years earlier, after an earthquake and tsunamis battered Japan’s eastern coast, the Fukushima Daiichi Nuclear Power Station blew, blasting radiation into the sea and sky. Today, villages outside the plant still lie as barren as ghost towns. Soccer balls and notebooks rest untouched in abandoned schools; hushed houses sit deserted. Along the coast, smashed buildings, flipped cars and train tracks twisted like taffy stand as reminders of the catastrophe.

“It’s like a disaster site frozen in time,” Hong says. “It’s surreal.”

Workers toiled day and night to save the plant, but they had to get out as radiation levels rose. Even in disaster areas not tainted with radiation, picking through the shambles of destroyed buildings is treacherous: People need to dodge shards of glass and metal and duck clouds of smoke and dust.

Ideally, robots could take over for human crews. But seemingly simple tasks, such as walking, communicating and staying powered up, still pose big challenges for machines.

Hong, a UCLA roboticist, is one of several engineers racing to make robots that can come to the rescue in disasters. He and others from academia, industry, NASA’s Jet Propulsion Lab and the Department of Defense research agency known as DARPA traveled to Fukushima this spring to see what they were up against. “The take-home message was, ‘Wow, it’s damn difficult,’ ” Hong says.

Engineers have built impressive-looking humanlike bots that can play trumpet and even compete against each other in slow-moving soccer games. But machines that can actually do the work of humans in disaster zones — climbing over rubble, digging through debris for survivors, opening doors and valves — don’t exist.

So DARPA kicked off a contest to create robots that someday could do the job. In 2012, the agency announced the DARPA Robotics Challenge, a competition designed to push disaster robotics technology miles past where it is today. A year ago, 17 robotic contenders, including Hong’s man-shaped machine, THOR-OP, tackled a rugged obstacle course to try to gain a spot in the finals, to be held in June 2015.

Gill Pratt, a DARPA program manager, knows that researchers might take years to develop robots that could have saved the power plant. But he thinks the competition — with its motley crew of robotics engineers and their rowdy fans — is a good place to start.

CHIMP robot

At 5 feet 2 inches tall and 400 pounds, this bot, called CHIMP, rolls on treads for extra stability. It can turn valves and operate power tools.

National Robotics Engineering Center/Carnegie Mellon University

On the scene

In the last decade or so, disaster-response robots haven’t changed much. When the World Trade Center collapsed in 2001, engineers deployed a handful of lightweight bots to burrow through the rubble.

“These guys went into spaces where the first responders couldn’t go,” remembers Robin Murphy, a field roboticist at Texas A&M University in College Station. Because 110 floors of concrete and steel crumpled down into dense stacks of dust and debris, she says, ground-penetrating radar couldn’t see through the rubble, and search-and-rescue dogs had trouble sniffing out survivors.

The robots, roughly shoebox-sized tanks, offered a new way for rescue teams to take a look. Murphy considers the roving machines a success: A few tunneled deep within the wreckage and withstood extreme heat to find 10 sets of human remains. But the robots didn’t locate any survivors, and they ran into a slew of technical snags.

One robot slipped its tread and had to be pulled from the rubble and repaired. Another got wedged in a gap, stalled until rescuers could tug it out by its safety tether. A third robot lost communication, broke its tether, and was never seen again.

Machines at Fukushima faced similar problems. In the days following the earthquake, researchers from around the world sent ground-based and aerial robots to Japan to try to get to spots where humans couldn’t safely travel. DARPA sent all it had, Pratt remembers. But training power plant personnel to use the robots took time. And once inside the plant, muddy stairs, tight stair landings and a severed communication cable thwarted the machines’ progress.

“We did everything we could, and it still wasn’t good enough,” Pratt says.

The power plant survived the first hit: an earthquake that thundered beneath the Pacific Ocean on the afternoon of March 11, 2011. The magnitude 9.0 quake, one of the most powerful in Japan’s history, hit about 180 kilometers from the Fukushima-Daiichi site — more than the distance from Philadelphia to Baltimore. And the power plant had been built to withstand vigorous shakes.

The quake cut off power, but the reactors shut down automatically as planned and backup generators kicked in to prevent overheating. Less than an hour after the earthquake struck, however, a series of tsunamis roared down upon the plant. One wave towered up to 15 meters high, about three times the height of the tsunamis that Fukushima’s buildings had been designed to block.

Seawater flooded in, wrecking equipment and sparking electrical failures in the backup generators. With no power to chill the reactors, water in the cooling systems boiled away. Steam built up, temperatures ticked higher and hydrogen gas collected inside the reactor buildings. Plant workers tried to open valves to release pressure, but radiation levels had climbed too high for people to safely endure. They weren’t able to vent the gas soon enough to stop the explosions. A day after the tsunamis, the plant’s first reactor blew. Over the next three days, two other reactors exploded too.

Ideally, plant workers would have sent in robots to turn the valves and prevent the explosions, Pratt says. But the robots that made it to Japan didn’t get inside the plant in time and probably weren’t strong enough for the task.

A far cry from C-3PO

Years before, Japan — a country known for its advanced robotics — had actually developed robots to respond to nuclear emergencies. After a power plant accident in 1999, engineers created six huge, treaded robots to open doors, turn valves, carry heavy loads and even clean up radiation. But these bots weren’t maintained well enough for use at Fukushima. Even if they had been oiled up and ready to go, at more than 200 kilograms, about the weight of a female polar bear, they may have been too big and heavy to be useful, engineer Keiji Nagatani and colleagues reported in the Journal of Field Robotics in 2013.

A smaller robot, designed for disposing of explosives, was the first to make it into Fukushima’s reactors, about a month after the earthquake struck. Shin-height and light enough to be carried on a soldier’s back, the robot, called the PackBot, uses treads to haul itself over bumpy turf. A skinny arm mounted with a gripper claw and a camera lets the robot grasp and see.

Thousands of these bots, developed more than a decade ago and used at the collapsed twin towers, have worked with military and police to suss out explosives. In the days following the Fukushima earthquake, iRobot, the company that produces the PackBot, rushed to add radiation and chemical sensors to the bots and send them overseas, says engineer Tim Trainer, a vice president of the company.

The sensors came in handy: Plant workers used them to point out places inside the plant where humans could safely explore. But maneuvering the robots through the darkened plant was at times impossible. Though the machines could open doors, the bots’ operators had to use two PackBots to do so: one to turn the handle and the second to aim its camera at the first. What’s more, the robots struggled to climb the plant’s slick metal stairs.

After the PackBot failed to make it up a few flights, workers sent in Japan’s version of the machine, a slightly less rugged-looking bot called Quince. But Quince couldn’t adapt to stairway landings that were smaller than shown in the building’s blueprints, Murphy explains, and the robot’s bulky body got stuck. Quince also snapped its tether, leaving the bot stranded in a place where humans couldn’t save it.

Given Japan’s top spot in the robotics realm, the country’s lack of versatile, usable rescue robots surprised people in the field, says University of Pennsylvania roboticist Mark Yim. Not only did Japan have simple ground-roving bots like Quince, but the country had more humanoid machines than anyone else on the planet, he says. Unfortunately, these fledgling gizmos weren’t ready to leave the lab. For some humanoids, just making it across slightly uneven floors can be tricky.

“People see a humanoid robot and they think it can do anything a human can do,” Yim says. “In reality, it can do very little.”

Still, some type of limbed, human-ish machine might be the key to tackling disasters in urban areas, where stairs and doors have been designed for human legs to climb and human hands to open. Adopting a personlike shape could even let robots access tools, Hong says.

“At a disaster site, there are bulldozers, excavators, power tools — all this great equipment that people use for rescue missions,” Hong says. “So, naturally, a lot of people believe the robot needs to be in a human form.”

And in the DARPA Robotics Challenge trials, most contenders were. But these robots aren’t anywhere near the C-3PO- or Terminator-style machines of the movies. Today’s state-of-the-art humanoids have just begun venturing out of the lab, and they’re taking baby steps.

Clash of the bots

Watching disaster-relief robots triumph — or fizzle — at even the simplest tasks can be thrilling. Last December, thousands of cheering spectators flocked to a Florida racetrack to see a medley of high-tech machines in action at the trials. The robots lumbered and lurched through a series of tasks, including opening doors, walking over rubble and turning valves. Here was the future of disaster-relief robots, where the simple act of getting a bot to set a tool on a table is still considered showboating.

Each robot’s team set up its equipment in garages used by pit crews during NASCAR events. Crowds gazed down from the stands, while engineers directed the robots through timed 30-minute tasks.

“A lot of these are tasks that a person could complete in a minute or less,” says software engineer Doug Stephen of the Florida Institute for Human and Machine Cognition in Pensacola. “But things we take for granted are incredibly hard for a robot.” And figuring out how to build a bot that can sail through all of these tasks, rather than designing a specialized door-opener or valve-turner, for example, is even harder.

The competition, however, may have already begun to pay off. Teams at the trials dived into the problems that plague humanoid robots — walking, power usage, handling tools. They’ve created a bevy of bots that could one day do some good in a disaster.

Google has already snapped up the Japanese company that built the first-place finisher, SCHAFT, and later withdrew it from the competition to focus on building its own product. Google declined to comment about SCHAFT, a lanky-limbed bot with knees that can bend backwards, which scored an impressive 27 out of 32 points at last year’s trials.

RoboSimian robot

Unlike two-legged bots in the DARPA trials, RoboSimian can crawl on four matching limbs or scoot around on wheels mounted to its rear.

NASA/JPL-Caltech

The second-place finisher, with 20 points, may be on its way to overcoming a huge challenge in bipedal robotics: locomotion. When it comes to humanoids, Murphy says, “Historically, a lot of focus has been on just walking and not falling over.”

Humans don’t simply pick up and set down their feet, Stephen says. People tailor their steps to the road on the fly, weaving through busy streets, striding over sidewalk cracks and swiftly rebalancing themselves after stumbles. And they make most of these on-the-spot adjustments subconsciously.

“But the robot has no brains of its own, so we have to tell it how to do things,” Stephen says. Capturing the hair-trigger tweaks and easy grace of human gait “is a tough nut to crack.” For the DARPA Robotics Challenge, he and colleagues designed software that helps robots “think” on their feet.

Working with a heavy-duty robotic hulk named Atlas, which was developed by Boston Dynamics, a company also recently acquired by Google, the Pensacola team cruised through the rough terrain task at the trials. The monster of a machine, bulging with black wires and a silvery skeleton, stands about as tall as Arnold Schwarzenegger and weighs more than the action hero did in his bodybuilding days. “Atlas is designed to take a beating,” says Stephen. “It basically looks like a giant roll cage.”

In the trials, their bot conquered a task that involved hiking up a ramp, climbing steps and navigating over jumbled cinder blocks. “It was our big event,” Stephen says. A large crowd cheered as the robot picked its way through the course — step by ginger step — without falling.

THOR-OP robot

Though smaller than some of the other bots at the competition, THOR-OP, or Tactical Hazardous Operations Robot-Open Platform, is quick and nimble. It also excels at manipulation tasks.

D. Hong, Robotics & Mechanisms Laboratory/UCLA

Other teams handled the walking problem in a less humanlike way. Engineer Brett Kennedy and colleagues at NASA JPL in Pasadena, Calif., built and developed software for a bot they named RoboSimian. Short and sleek, with a headless body and four identical limbs, the lithe little robot is Atlas’ opposite. Instead of walking on two legs, RoboSimian sits back on its haunches and scoots around on two wheels attached to its rear. Or it crawls on all fours.

Bypassing the need to balance on two feet saves RoboSimian power. In a disaster, the bot could potentially park itself on its limbs, set the brakes and subsist on tiny sips of energy from a battery while waiting for orders from humans. “It’s a very patient robot,” Kennedy says.

Patience is a virtue for rescue robots, which can’t always rely on power cords when working at the scene of a disaster.

Finding nonhuman ways to tackle problems might even give humanoids the best of both worlds. Dennis Hong’s robot, THOR-OP, which looks something like a leaner, friendlier Atlas, was able to turn a valve in one of the trials’ tasks by spinning its wrist, rather than turning the wheel hand-over-hand like a human would. Hong presented his research at the IEEE/RSJ International Conference on Intelligent Robots and Systems in Chicago in September, along with work on a new, less-clunky bot with springy artificial muscles.

At the trials, Hong’s team finished in ninth place, just one spot shy of advancing to the finals. Hong’s team got lucky and made the cut when Google’s SCHAFT dropped out of the competition. DARPA expects additional teams to compete in the finals, including some sponsored by the European Union, Japan and Korea.

Though the agency hasn’t released many details about the June finals, the teams know that their bots will have to operate without a power cord, and the communication link between robots and team members will switch on and off, like a cellphone dropping a call, Pratt says. Instead of attempting (or opting out of) individual tasks, the bots must power through several tasks in just one hour. The best team receives a $2 million prize.

Engineers competing in the finals agree that even the best bots of the upcoming competition probably wouldn’t be ready for another Fukushima. Though, Kennedy says, “I think that we would be able to do better.” And the range of technology the competition inspires could lead to many different types of disaster-ready robots.

“Someday, it would be really cool to have a robot that does everything a fireman can do,” Kennedy says “Burst through the door, save the baby, the whole nine yards.”

TAKING ON TASKS  For years scientists have tried to use robots in the rubble of disasters similar to the World Trade Center collapse or the Fukushima power planet meltdown. Finally, the robotic creations are starting to become more reliable as search and rescue operators. Video: DRCihmcRobotics/JPL-Caltech, NASA; Illustration: James Provost; Produced by Ashley Yeager


This article appears in the December 13, 2014, issue with the headline, « Robots to the rescue: DARPA’s Robotics Challenge inspires new disaster-relief technology. »

Aucun robot jamais n’égalera Bernard Pruvost !

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(Photo Aimée Thirion)

A lire l’article ci-dessous, publié dans les Inrockuptibles, on se demande quelle place vont prendre les robots et les technologies de l’automation dans la création artistique… Non seulement peuvent-ils intervenir au titre de nouveaux exécutants pour des tâches qui leurs sont déléguées (c’est le cas des robots-curateurs étudiés par Nicolas Thely à propos des musées), ou sont-ils capables de créer des hits ou des romans à la demande, mais encore deviennent-ils les partenaires d’acteurs faits de chair et d’os, leur donnant la réplique et jouant de leur regard pour créer des émotions et de l’empathie chez les spectateurs… On voit tout le potentiel de cette intrusion des robots dans les arts de la scène, interrogeant à nouveaux frais les notions à partir desquelles nous sommes habitués à qualifier et apprécier  le jeu d’acteurs… Cela étant, je reste raisonnablement optimiste quant à la pérennité des acteurs humains, après avoir revu ce week-end la série de Bruno Dumont – « P’tit Quiquin » – dont on voit mal quel robot pourrait égaler le talent de Bernard Pruvost, son humanité fatiguée, son phrasé décalé, ses répliques involontairement burlesques, ses tics de langage et de visage, bref, toutes ces imperfections bien humaines que les concepteurs de robots s’efforcent de dépasser, ignorant que l’humanité est attachante parce que perfectible…

Les robots vont-ils remplacer les artistes ?

24/11/2014 |
A la BBC, Artie le robot chantant (Capture d’écran)

Sur la BBC, un androïde interprète “Singin’ in the Rain”, pendant qu’au festival Automne en Normandie une troupe franco-japonaise donne le rôle principal à un robot. Après leur avoir piqué leur boulot dans les usines et bientôt dans les bureaux, les robots vont-ils chasser les humains des scènes ?

Les yeux mi-clos, le robot Artie, debout devant des invités hésitant entre la moquerie et la fascination, hoche la tête avec un air inspiré. Il y a quelques jours, sur le plateau de la BBC, il donnait son interprétation de Singin’ in the Rain. Sans être bluffant, le robot chante correctement, mais ne danse pas encore comme Gene Kelly.

Mis au point par la société britannique Engineered Arts, il fait partie de la gamme des RoboThespians conçus pour interagir avec les humains et les divertir. Ainsi, les yeux ont été particulièrement fignolés pour leur permettre d’exprimer des “émotions”. Ils chantent donc, et racontent même des blagues ! Une entreprise japonaise, voici quelques mois, avait elle aussi proposé son robot humoriste, répondant au nom de Kobian. Le procédé est balbutiant. Le Kobian en question se produit sur internet et son niveau humoristique dépasse à peine celui d’un gamin espiègle ou d’un ivrogne adepte de contrepèterie.

Kafka en cyborg

Plus subtil, le metteur en scène Oriza Hirata propose une adaptation de La Métamorphose de Kafka, dans laquelle Gregor se réveille, non pas transformé en cafard, mais en robot. Allongé dans son lit, au centre de la scène, le visage de ce qu’il faut bien appeler un robot-comédien est capable d’exprimer certaines émotions programmées, de rire, de sourire et, bien entendu, de déclamer ses répliques enregistrées.

Comme chez Kafka, cet androïde, pareil au cafard, interroge l’identité, la différence, etc. Souvenons-nous aussi du cas des robots-écrivains, déjà évoqués dans cette rubrique. Pathétique tentative. Mais tous ces robots-artistes représentent-ils les prémices d’une nouvelle histoire de l’art ?

Heureusement, si Artie, le robot chantant, n’a rien à envier à une Lara Fabian, il est encore loin, pour l’instant, d’égaler la profondeur artistique d’un Robert Plant ou d’un David Bowie, pour ne citer qu’eux. Mais les progrès techniques aidant, peut-être assisterons-nous bientôt au concert d’un robot incroyablement talentueux. Pleurerons-nous devant la magnifique interprétation de Cyrano d’un androïde au long nez ? Rirons-nous au stand-up d’un Kobian amélioré qui pointe maintenant si bien les déconvenues de la vie quotidienne ?

La vie d’artiste humain – c’est connu – compte bien trop de désespoir et de pénibles angoisses. On aura vite fait de nous débarrasser de cette tâche ingrate, comme on l’a fait du travail à l’usine. “Prenez l’art et divertissez-nous !” Alors, fatalement, c’est l’évidente conséquence, nous leur laisserons définir les nouvelles visions du monde. En découvrant l’art, les robots accrocheront à leur arc la dernière corde qui leur manquait : l’inutilité. Les rôles inversés, nous ne vaudrons pas mieux qu’une machine.